Le lignon sur la commune de Jeansagnière il y a.... longtemps
Le lignon sur la commune de Jeansagnière il y a.... longtemps

L'association Truite du Haut-Lignon a été fondée en 1942.  (La publication au Journal Officiel n'a été faite seulement en 1943).

 

A sa création, la Truite du Haut-Lignon était identifiée comme une association de pêche et de pisciculture dont le siège social était déjà établi à Chalmazel.

 





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A la création de l'association, le paysage hydrologique de l'époque était bien différent de ce qu'on peut voir aujourd'hui.

A cette époque, l'usage de l'eau était encore tourné vers l'alimentation des moulins, des scieries, l'irrigation des parcelles grace à de nombreux biefs (appelés rase ou béal), à l'alimentation des jasseries et des fermes,


On peut ainsi voir les traces de ces biefs à flanc de montagne. L'utilisation de l'eau était répartie entre les usagers selon des droits d'eau.

 

On peut également voir encore les traces de ces anciens moulins - comme au bord du Pierre-Brune sur la photo ci-contre où on voit la meule en pierre (à gauche de l'arbre).

Ces biefs étaient régulièrement mis à sec pour "ramasser" les truites qui s'y trouvaient. Cette technique portait le nom de tarie.

L'eau était ensuite remise et les truites en amont repeuplaient rapidement cette partie de bief.

Le maillage de ces biefs était tel qu'il permettait une recolonisation rapide de la partie assechée.

Cette pratique de la tarie a perduré jusque dans les années 70/80.

Une autre tradition de l'époque était d'avoir une petite mare, appelée péchoir, à proximité de la ferme dans laquelle on déversait quelques truites.

Ces péchoirs étaient creusés à la main et alimenté par des biefs ou des sources.

On trouvait ces péchoirs notamment à proximité des jasseries.



On retrouve trace des premières introductions de truites de pisciculture au début du 20ème siècle. Mais on peut supposer que cette pratique est apparue bien avant.

 

Après la 2ème guerre mondiale, cette pratique d'introduction de truites  s'est intensifiée avec en plus les boîtes vibert, l'alevinage en truites dont la souche  a suivie l'évolution de la pisciculture.

Il est drole de consulter une facture de pisciculture de l'époque qui mentionne la livraison de truites à points rouges - on ne parlait même pas de fario.

En 1992, les dirigeants ont effectué un grand changement dans la gestion piscicole et se sont lancés dans une gestion patrimoniale stricte - ils ont stoppé toutes les introductions d'alevins, de boîte vibert, de truites surdensitaires.

Cette démarche a été d'une part très courageuse car elle a rencontré de fortes oppositions et d'autre part visionnaire dans la gestion piscicole. En effet, au début des années 90, très rares étaient les A.A.P.P.M.A. et fédérations qui avaient la volonté et le courage de mettre en place une telle gestion.


Cette vision de la pêche, que les dirigeants successifs ont poursuivis, nous permet aujourd'hui de proposer un magnifique parcours pour la pêche de la truite fario sauvage.

En 1999, la Truite du Haut-Lignon participe à l'agrandissement de l'étang situé à proximité du hameau des Champas  sur la commune de Sauvain pour en faire un plan d'eau d'un demi-hectare dédié à la pêche.

Régulièrement empoissonné en truites arc-en-ciel, ce plan d'eau a permis de maintenir une pêche accessible à tout le monde - Les Champas a été un des tous premiers plans d'eau du département aménagés pour l'accès aux handicapés moteurs (ponton, parking à proximité, toilettes,...)

1999 a été marquée également par une pollution importante sur le Pierre-Brune. Des rejets involontaires de détergents d'une laiterie avaient fortement affecté cette magnifique rivière, réputée pour ces belles truites.

La partie amont avait été mise en réserve pendant une douzaine d'années; le Pierre-Brune a aujourd'hui retrouvé une bonne santé.

 

Il faut souligner les efforts consenti par les laiteries pour traiter leurs effluents ainsi que les communes qui ont également fait de gros efforts dans le traitement des eaux usées.

 

1999 marque aussi la création officielle du SYMILAV, syndicat mixte du Lignon, Vizézy et Anzon. Ce contrat de rivière, un des premiers sur le département de la Loire, poursuit entre autres la restauration de cours d'eau, la sensibilisation du public à l'importance des milieux aquatiques.

Depuis le début des années 2000, l'association s'investit dans une démarche de préservation des cours d 'eau, notamment par la mise en défend de petit ruisseau qu'on peut classer comme pépinière.


Aujourd'hui la Truite du haut-Lignon est une A.A.P.P.M.A. forte d'environ 300 pêcheurs de rivières et d'une centaine de pêcheurs au plan d'eau des Champas.